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MITTAL la face cachée de l'empire
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Durée : 1h 29mn

Enquête de Jérôme Fritel sur le magnat de l’acier, désigné "ennemi social n°1" de la sidérurgie européenne...  Après "Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde", la nouvelle enquête sans concessions de Jérôme Fritel sur le magnat de l’acier Mittal, devenu "l’ennemi social n°1" de la sidérurgie européenne.

Côté cours, il y a l’image des beaux jours. Celle d’un grand capitaine d’industrie, issu des quartiers populaires de Calcutta, devenu à force de travail et de coups de génie le numéro un de l’acier mondial. Porte-drapeau de l’industrie des pays en voie de développement, icône d’un monde émergent, voici Lakshmi Mittal. Le roi de l’acier, symbole de la mondialisation, héros des jeunes nations industrialisées qui rêvent de revanche face aux vieux pays d’Occident et leurs modèles économiques dépassés. Son portrait, son parcours, son histoire, son ascension, ses collaborateurs, le tout vu et raconté par le réalisateur Jérôme Fritel (coauteur de Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde).

Un conte de fées moderne, presque. Parti de rien, l’homme s’est construit un empire où, à l’instar de celui d’Alexandre, le soleil ne se couche jamais. 250 000 employés dans le monde, et dans plus de 60 pays, devenu en moins de quinze ans l’un des hommes les plus riches du monde. Un destin gravé dans l’acier, comme tracé d’avance pour ce membre de la caste des Marwaris, dont la philosophie place l’enrichissement personnel au-dessus de tout.

Mépris de l’intérêt collectif
Lakshmi Mittal va d’abord construire une première aciérie. Pour se rendre compte qu’il est plus judicieux en fait, et surtout plus rentable, de racheter des usines dont personne ne veut. C’est sur ce concept que l’homme va bâtir sa fortune. En 1996, il n’hésite pas à emprunter 300 millions d’euros pour acquérir le combinat métallurgique de Karaganda, au Kazakhstan ; un coup de poker sur lequel l’homme d’affaires mise sa fortune. Pour éviter que la main-d’œuvre ne fuie une ville de 300 000 habitants, elle aussi au bord de la faillite après la chute du mur, l’homme de confiance de Mittal raconte comment il a fallu s’occuper de tout : s’assurer que l’électricité fonctionne, ainsi que les transports en commun. La réussite de cette reprise va contribuer à lui tailler une réputation de sauveur. En 2006, il rachète le groupe français Arcelor.

Mais la belle image va se fissurer au fil des ans. La crise économique va en effet révéler la face cachée de l’empire et du modèle économique, du système, le partage des richesses pour les actionnaires au mépris de l’intérêt collectif. Symbole de la mondialisation, Mittal devient aussi symbole de cette exploitation des hommes

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 190914-2  Catégorie de ce replay: ECONOMIE et FINANCE

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